Réforme du cacao ivoirien: pas de « monopole de l’Etat », selon Abidjan

La création annoncée d’un organe public de régulation de la filière cacao en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, ne consacre pas un « monopole de l’Etat », a affirmé jeudi le ministre de l’Agriculture.

Un travailleur d’ne coopérative de cacao du village ivoirien de Moussadougou, le 28 novembre 2008 (© 2009 AFP)


« Il ne faut pas voir un rôle de monopole de l’Etat sur la filière », a déclaré Mamadou Sangafowa Coulibaly lors d’une conférence de presse. « Il s’agit de faire en sorte que l’Etat puisse avoir un regard et que le jeu de la concurrence et de l’économie se fasse », a-t-il expliqué, soulignant que l’Etat devait être le « premier protecteur » des paysans et le garant de leurs intérêts.
Selon lui, la réforme présentée mercredi par le gouvernement permettra aux exportateurs internationaux de travailler avec les coopératives de paysans « en leur achetant la production au prix fixé » et garanti par le nouvel organe public.
Sera également rétabli un système de « vente par anticipation » de 70 à 80% de la récolte d’une année sur l’autre, afin de « minimiser les fluctuations des cours internationaux » et de « garantir les prix » payés aux paysans, a détaillé M. Coulibaly.
Attendue depuis des années, la réforme prévoit le retour à un « organe de régulation et de stabilisation » de la filière après une décennie de libéralisation ratée, ainsi qu’à un « prix minimum » compris « entre 50 et 60% » du prix international et « garanti » aux producteurs.
La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao avec quelque 35% de parts de marché. Le cacao et le café représentent 40% de ses recettes d’exportation.

© 2011 AFP

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