Le patronat français noue des contacts jugés « prometteurs » en Angola

Le patronat français emmené par le Medef International a quitté vendredi l’Angola après trois jours de rendez-vous jugés « prometteurs » pour tourner la page de l’Angolagate, a indiqué à l’AFP le chef de la délégation Patrick Lucas.

Angola


On n’avait pas vu « depuis très longtemps » une telle délégation d’entreprises françaises en Angola ni un tel accueil, a souligné M. Lucas, par ailleurs patron de la maison de courtage en assurances Gras Savoye.
La délégation incluait des dirigeants d’Alstom, de l’armateur CMA-CGM, de Suez Environnement, ou encore du constructeur aéronautique EADS.
Elle a été reçue par le ministre des Affaires étrangères angolais Georges Chicoty et dans sept autres ministères: Plan, Eau, Transports, Energie, Economie, Industrie et bien sûr celui du Pétrole, qui assure d’importants revenus facilitant la reconstruction après la fin de la guerre civile en 2002. L’Angola est également riche en diamants.
« Clairement, ils nous ont encouragés à revenir », a indiqué M. Lucas.
La France est le troisième investisseur étranger en Angola grâce à Total et de nombreuses entreprises parapétrolières, a-t-il rappelé.
Mais les liens économiques des deux pays ont été éclipsés par l’Angolagate, une affaire de vente d’armes pendant la guerre civile dans les années 1990.
La justice française, après des années de procédure, a conclu fin avril que cette vente n’était pas répréhensible. L’affaire aux ramifications politiques intérieures françaises a empoisonné les relations diplomatiques des deux Etats.
« C’est derrière nous, et il y a un feu vert manifeste pour développer un courant d’affaires avec les entreprises françaises », selon M. Lucas.
Les Angolais, qui font beaucoup appel aux Chinois, « veulent diversifier leur économie et leurs sources d’investissements » et « réfléchissent à l’après-pétrole », a-t-il précisé.
Ils ont ainsi mis l’accent sur l’agroalimentaire mais aussi l’eau et l’énergie sous toutes ses formes, selon lui.
« Les coûts des investissements en Angola sont élevés mais les opportunités sont telles qu’ils offrent une bonne rentabilité », a-t-il ajouté.
Des bailleurs de fonds comme la Banque mondiale ont aussi été approchés, de même que des entreprises telles que Sonangol (pétrole), Epal (eau), Angola Telecom, Ene et Edel (électricité).
Autres interlocuteurs importants: l’ANIP, l’agence nationale qui coordonne les autorisations d’investir, et l’Association industrielle d’Angola, qui fédère 5.000 entreprises privées, avec laquelle le Medef veut renforcer ses liens.

© 2011 AFP
souce : starafrica.com

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