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Exploitation minière au Burkina : Quarante tonnes d’or pour l’année 2012

Or


Or, manganèse, zinc constituent la cuve du secteur minier burkinabè. Pour l’année 2011, les recettes fiscales et parafiscales de ce secteur ont rapporté au Trésor public burkinabè, la somme de 127 milliards 427 millions 480 mille 220 FCFA. Une embellie qui devrait se poursuivre avec la relecture prochaine du code minier.

Le secteur minier burkinabé est en plein essor. Et l’or est depuis 2009, le premier produit d’exportation du Burkina Faso. Une situation qui est en passe de conférer au Burkina Faso, le statut de pays minier et ce, avec environ 700 permis de recherche sur l’ensemble du territoire national. Selon les sources de la direction générale des mines, la production de l’or a contribué en 2010 pour 62,77% aux recettes d’exportation, soit 440 milliards de FCFA. Cette manne financière a représenté 7,7% du Produit intérieur brut (PIB). Pour 2011, cette contribution serait estimée à 620 milliards de FCFA de recettes d’exportation pour une contribution au PIB de 12,12%.

Par ailleurs, ce sont plus de 127 milliards en termes de recettes douanières, fiscales et de services qui ont été injectés l’année dernière dans les caisses de l’Etat, soit au total 198 milliards 607 millions 514 mille 924 F CFA de 2008 à 2011 (confère tableau de recettes). La production du métal jaune, l’année écoulée, a été de 32,6 tonnes (environ 1 million 40 mille onces) dont 459 kg de production artisanale, alors que celle du manganèse a été de 49 715 tonnes. Selon le ministre des Mines, des carrières et de l’énergie, Salif Lamoussa Kaboré, 2012 verra l’extraction de 40 tonnes d’or des entrailles des sept mines en production sur le territoire national.

En outre, d’autres sites vont venir augmenter le potentiel minier du Burkina Faso. Il s’agit, à l’entendre, de la mine de zinc de Perkoa qui devait être opérationnel à la fin du 1er trimestre de 2012, la mine de manganèse de Tambao et celle du cuivre de Gaoua. « Si nous arrivons à mettre en exploitation la mine de Bissa Gold qui est en construction et la mine de zinc de Perkoa sur le marché, nous pensons que les retombées financières du secteur minier seront davantage consistantes », précise le ministre Salif Lamoussa Kaboré. Si le secteur minier continue de briller, c’est non seulement grâce à l’embellie du cours du métal jaune sur le marché mondial mais aussi par le fait que le secteur soit épargné durant la crise qu’a connue le Burkina Faso en 2011. « La crise que le pays a connue n’a pas empêché l’exportation de l’or. De ce fait, les affaires ont prospéré dans le secteur malgré les troubles de l’époque », indique le ministre avant de déplorer tout de même certains incidents ayant entraîné le saccage de deux mines semi-mécanisées.

Le code minier en relecture

Le boum minier, profite-t-il à tout le monde ? Le ministre Salif Lamoussa Kaboré repond que les populations font toujours des récriminations car estimant ne pas bénéficier des retombées de l’or. Mais à son avis, il y a peut être un déficit de communication sinon les taxes versées par les entreprises minières sont redistribuées aux populations dans le panier commun du Trésor public. De plus, poursuit-il, les cahiers des charges de ces entreprises les enjoignent à construire des infrastructures socioéconomiques pour les populations des différentes localités où l’or est exploité. Sans oublier que les mines contribuent à réduire le chômage des jeunes dans les localités où elles sont implantées. C’est l’exemple de la mine d’Essakane dans le Sahel qui emploie directement 1963 personnes dont 802 employés locaux. Au total, ce sont 5000 personnes sur le territoire national qui sont embauchées dans le secteur sans compter le personnel des entreprises de sous-traitance. Une situation qui va sans doute s’améliorer avec la relecture très bientôt du code minier.

La révision de ce document de base, justifie le premier responsable des Mines, a pour souci de le rendre plus attractif. « Après la 1re relecture en 1999, nous avons estimé qu’il était nécessaire de le (NDLR : le code minier) retoucher pour permettre aux investisseurs qui veulent venir au Burkina Faso de se sentir en sécurité », souligne-t-il. Le nouveau code doit aussi ausculter l’exploitation artisanale de l’or, de sorte qu’il soit créé un fonds de développement local afin de permettre aux municipalités d’avoir des retombées financières. L’environnement, un domaine non moins important, occupe une place de choix dans ce nouveau document car, foi du ministre Kaboré, un accent doit être mis sur ce plan pour que l’après mine puisse survenir sans difficultés. Ce sont là, autant d’aspects nouveaux qui sont intégrés dans le nouveau code en attendant son examen en Conseil des ministres puis son adoption par l’Assemblée nationale.

Nombamba Didier OUEDRAOGO



Source : Le Pays

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