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Des projets d’envergure pour redorer le blason du secteur des mines, des carrières et de l’énergie

Le ministre des Mines, des Carrières et de l’Energie, Lamoussa Salif Kaboré, celui des Droits humains et de la Promotion civique, Albert Ouédraogo et le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré ont animé, le jeudi 15 mars 2012, l’hebdomadaire point de presse du gouvernement. Ils ont dévoilé à la presse, les grandes orientations de leur secteur respectif.

« Les préoccupations du secteur des mines, des carrières et de l’énergie demeurent la baisse du coût de l’électricité, sa disponibilité et l’accès de tous aux énergies modernes », a fait savoir le ministre des Mines, des Carrières et de l’Energie, Lamoussa Salif Kaboré. Selon le ministre Kaboré, le secteur minier est l’une des composantes importantes du développement du Burkina Faso. « L’exploitation industrielle de l’or offre environ 5 000 emplois permanents, plus de 9 000 emplois directs et environ 30 000 emplois indirects », a déclaré M. Kaboré. Et d’ajouter que « les mines font vivre plus de 200 000 personnes ». L’exploitation des mines a permis, dit-il, de construire des infrastructures socio-économiques telles que les routes, les dispensaires, les écoles et l’électrification de certaines localités. Lamoussa Salif Kaboré a indiqué que son département s’attelle à doter le Burkina Faso d’un nouveau code minier dans l’objectif de disposer d’un code minier attractif et adapté à la réalité du marché minier. « La loi actuelle portant code minier a été adoptée en 2003 alors qu’il n’existait aucune mine industrielle. De nos jours, on compte sept mines d’or et une mine de manganèse en production. Il faut donc donner aux différentes structures de l’administration des mines, les capacités de contrôle et de suivi-évaluation de l’application des textes législatifs et règlementaires du secteur », a relevé le ministre Kaboré. Pour lui, l’amélioration du cadre législatif et réglementaire découlera sur la maximisation des avantages pour les communautés locales et pour l’Etat. A entendre le ministre en charge des Mines, le Burkina Faso dispose de ressources minières jusqu’à nos jours inconnues. Il fait observer que la cartographie géologique a permis de délivrer 80 autorisations d’exploitations minières ; mais pour l’instant, seule une cinquantaine est toujours valide. Le gouvernement burkinabè compte passer de l’exploitation artisanale à l’exploitation semi-mécanisée par l’apport des techniques aux petites entreprises minières et à l’obtention d’équipements et de crédits pour ces dernières.

Des actions en vue contre l’utilisation des produits dangereux

Tout en œuvrant à promouvoir le développement du secteur des mines, le gouvernement du Burkina Faso n’a pas occulté le problème d’utilisation illégale de mercure, de cyanure et autres produits dangereux et l’accès des enfants aux sites miniers. L’autre combat du ministère des Mines, des Carrières et de l’Energie est l’accroissement, de façon significative, de l’offre d’énergie à moindre coût et l’intensification de l’accès des zones rurales aux énergies modernes. Cependant, selon les explications du ministre Kaboré, les crises énergétiques et post-électorales en Côte d’Ivoire n’ont pas facilité la tâche au gouvernement. On estime, sur un septennat, à 200% l’accroissement de la demande en énergie aux « pays des Hommes intègres ». Pour sécuriser l’approvisionnement en énergie électrique, le Burkina a prévu d’ici à fin 2013, la construction d’une réserve de 180 mégawatts d’origine nationale dont 70 mégawatts par un producteur indépendant d’énergie.
Des mesures sont également prises pour accélérer les interconnexions Nigeria- Niger- Bénin-Burkina Faso et Han (Ghana)- Bobo Dioulasso- Sikasso- Bamako.
Les sources thermiques, importées et hydrauliques, occupent respectivement 42%, 49%, 9% en 2009 de l’énergie au Burkina. L’énergie solaire, chère à certains citoyens, n’a pas été oubliée par le gouvernement. Ainsi, pour la valorisation des ressources endogènes, trois projets majeurs d’une puissance de 41,5 mégawatts sont en cours de mise en œuvre. Le ministre des Mines, des Carrières et de l’Energie a annoncé l’organisation, au Burkina Faso, des Journées de promotion minière du 6 au 7
décembre 2012, des premières journées de l’énergie solaire, le 13 et 14 décembre 2012 en collaboration avec l’institut 2IE. Il a aussi fait savoir que 600 000 000 de FCFA, au titre de l’année 2012, ont été mis à la disposition de la SONABEL, pour conduire une étude sur l’aval de Bagré qui devra permettre de produire 14 MW et que le budget de l’Etat a débloqué la première tranche des 15 milliards de FCFA qui devront permettre d’électrifier 24 chefs-lieux de communes rurales sur les 87 qui n’avaient pas de financement.

Adéola Waliou ADEGUEROU


Alain Edouard Traoré sur la dépénalisation du délit de presse

Au cours du traditionnel point de presse du gouvernement, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré est revenu sur la politique nationale de communication. Pour le ministre Traoré, la Politique nationale en matière de communication (PNCOM) qui est adoptée au coût triennal de 17 milliards de FCFA, permettra d’assurer l’accès des populations aux moyens de communication et de renforcer le professionnalisme des acteurs du domaine. Il a souligné que la plus importante des innovations pour les hommes de médias, reste la non incarcération de journalistes pour des délits commis par voie de presse.

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