Abattoir frigorifique de Ouagadougou : A la recherche d’un potentiel candidat pour sa reprise

Faire connaître l’état d’avancement et les perspectives du processus de recrutement d’un partenaire technique de référence pour l’exploitation et la gestion de l’Abattoir frigorifique de Ouagadougou, tel a été le menu d’une rencontre qui a réuni le jeudi 8 novembre 2012, à la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), le comité du suivi dudit processus et les opérateurs privés potentiels à la reprise de l’unité industrielle de la viande.

Entamé courant 2009-2010, le processus de recrutement d’un partenaire stratégique de référence pour l’exploitation et la gestion de l’Abattoir frigorifique de Ouagadougou (AFO) est en phase d’opérationnalisation. Le directeur général de l’abattoir, Jean Claude Bicaba, rassure : « Bientôt, nous verrons le bout du tunnel du processus ». La rencontre du jeudi 8 novembre 2012 visait à faire l’état d’avancement et les perspectives du processus.

Estimées à plus de 60 milliards de FCFA en 2009, les exportations des produits de l’élevage du Burkina Faso sont constituées de 52,2% d’animaux sur pied, 42, 9% de cuirs et peaux et seulement de 4,9% de viande et d’abats. Pour le président du comité spécifique de suivi et de pilotage du processus de recrutement du partenaire stratégique de référence pour la gestion et l’exploitation de l’Abattoir frigorifique de Ouagadougou, Franck Tapsoba, le sous secteur de l’élevage occupait le deuxième rang des produits d’exportation jusqu’en 2008 avant d’occuper la troisième place depuis 2009. Il faut renverser la tendance pour que ce sous-secteur occupe son deuxième rang.

Ainsi, l’option stratégique retenue par le gouvernement burkinabè pour le sous-secteur de l’élevage, est de rendre compétitive la filière bétail/viande en créant de la valeur ajoutée à tous les niveaux de la chaîne des valeurs, tout en liant la production au marché. A cet effet, le gouvernement a opté de faire de l’Abattoir frigorifique de Ouagadougou (AFO) à l’horizon 2015-2020, une société économiquement rentable et compétitive. C’est dans cette dynamique que s’inscrit, selon M. TApsoba, la décision des autorités de recourir à un partenaire stratégique de référence pour la gestion et l’exploitation de l’AFO en vue de « booster les exportations de viandes vers les marchés sous-régionaux et régionaux ».

Celui-ci a dit, être convaincu qu’une « bonne » opportunité d’affaires leur est ainsi offerte, dans un environnement favorable aux investissements au Burkina. C’est dans cette perspective, dira M. Tapsoba aux participants, que « vous avez été identifiés comme de potentiels candidats pour la reprise de la gestion et de l’exploitation de l’AFO dont la capacité de production est estimée à 40 000 tonnes de viande par an ». Pour exhorter les opérateurs économiques à s’y intéresser, M.Tapsoba les a invités à suivre un exposé sur les défis et les enjeux du processus de privatisation de l’AFO, présenté par l’expert du Programme d’appui aux filières agro sylvopastorales (PAFASP), Dr Tinrmegson Ouédraogo.

Aïssata BANGRE

Sidwaya

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